Mon approche
pédagogique
Une approche ancrée dans
les réalités professionnelles
Mes formations articulent systématiquement compréhension des mécanismes sociaux et analyse des situations professionnelles concrètes. L’objectif est de permettre aux participant·es de prendre du recul sur des situations parfois banalisées, isolées ou difficiles à identifier, en les replaçant dans les mécanismes plus larges qui les produisent et les entretiennent.Une remarque, une « blague », une manière de recruter, de répartir les missions ou d’interagir avec un·e collègue ou un·e usager·ère ne prend pas le même sens lorsqu’elle est considérée comme un fait isolé ou lorsqu’elle est comprise comme pouvant participer à un système d’inégalités.Cette approche du macro au micro, puis du micro au macro, permet de mieux comprendre ce qui se joue dans les situations professionnelles, sans culpabiliser les individus. Elle favorise au contraire la capacité à identifier les mécanismes, questionner ses propres pratiques et agir concrètement, à son niveau, pour faire évoluer les comportements et les environnements de travail.
Une approche (notamment) juridique
Au cours des formations, nous prenons pour point d’appui les cadres juridiques du harcèlement moral et sexuel, ainsi que celui de la discrimination, de l'agissement sexiste, de l’injure ou de l’agression sexuelle. Chacun de ces cadres définissent des types d’actes spécifiques qui peuvent se manifester au sein d’une structure. Ces cadres juridiques représentent une aide cruciale pour apprendre à repérer les risques et de fait les prévenir et les traiter. Ils apportent aussi beaucoup de sens aux actions de prévention des professionnel·les.
L'interseCTIONNALITE
Au cours de mes formations, nous observerons comment l’articulation de huit grands rapports de domination — liés notamment à l’origine, au sexe, au genre, à l’orientation sexuelle, au handicap, à la classe sociale, à la religion et à l’âge — façonne nos trajectoires personnelles et professionnelles.
Si chacun de ces rapports possède ses spécificités, ils reposent aussi sur des mécanismes de domination qui se répondent et se renforcent. Dès lors, parler, par exemple, du sexisme permet aussi de comprendre d’autres formes de discriminations et de violences présentes dans les relations professionnelles. Nos identités ne sont pas sécables : cette approche permet donc de mieux saisir la manière dont ces rapports sociaux se combinent dans les expériences vécues et d’éviter de laisser certaines situations dans nos « angles morts ».